Match contre Lège
UN NUL PAS SI NUL
Cette rencontre contre Lège se plaçait sous de curieux auspices : le second contre l’avant dernier… aussi notre coach qui ne donnait pas très cher de notre peau commença par oublier la feuille de match, ainsi il n’y aurait aucune trace de notre déroute, si déroute il y avait évidement. Confier le capitanat à Pierrot durant son absence étant donc une sage décision (qui n’a échappé qu’à Paulo) comme la suite du match allait le prouver.
Donc à ma droite 16,5 oranges (puisque Grand Guichard était parti pour une « spéciale » Loebesque Martignas-ST-Medard-Martignas) et à ma gauche 12 ou 13 blanc-gris-sales.
Le premier quart d’heure montre une certaine domination des Légicapfériens mais totalement stérile car outre une imprécision dans leurs passes, ils ont en face d’eux des Clipsiens batailleurs et solidaires qui prennent de plus en plus confiance en eux au fil des minutes jusqu’à se créer les meilleurs occasions de cette première mi-temps sur une bicyclette manquée de JLG d’abord (il avait dû oublier que son surpoids pondéral avait déplacé son centre de gravité), une jolie reprise en demi-volée de Bouff (omniprésent sur les occasions dangereuses) le tout sur des centres plutôt limpides du patriarche Christophe qui n’a qu’en même plus ses jambes de 40 ans. Derrière la défense assurait (avec un Rico un peu à la peine toutefois) et le milieu, très présent récupérait inlassablement, bref Choubaka s’ennuyait ferme. Interviennent alors les divers changements de la trentième minutes qui même s’ils ne changent rien (un comble…) induisent un léger flou comportemental (dans le sens placement du terme il va s’en dire) :. Bref les oranges tenaient le match jusqu’à cette minute fatidique qui aura légèrement échappé à votre correspondant (parti s’enquérir de quelques cigarettes) et qui pour retracer le film des événements a eu recours à l’interview des spectateurs et des acteurs… de cette cagade : sur une action anodine des FériCaplégiens, Pierre (le capitaine je le rappelle) annonce à Paulo « Prend-le ! » en parlant de l’attaquant CapLégiférien le plus proche de ce dernier. Ce que Paul était en train de faire d’ailleurs et du coup comme avec l’âge il devient un peu sourd, il comprend « Prends l’autre ! » J , traite Pierrot de « Connard » (ce qui sera pris en compte lors de l’attribution de sa note) et de proposer une trouée dans ce magnifique filet défensif dans laquelle les féricrapulériens se précipitent, heureusement Olivier L veille mais sa relance part derrière lui et place sur orbite un funicapiligérien qui se fait un plaisir de crucifier notre grand singe à favoris.
Ce petit coup à l’orgueil ne change rien à la motivation de l’équipe qui enchaîne avec un Jay-Jay un peu à la peine offrant toutefois une occasion magistrale à Guy qui croise un peu trop sa demi-volée face au gardien.
La mi-temps arrive avec quelques regrets mais l’impression que c’est jouable.
Et en effet, la second mi-temps est une copie conforme de la première avec d’abord une domination Capiligéférienne totalement stérile avec deux actions franches toutefois : une demi-volée croisée près de la cage clipsienne, deux ou trois corners facilement dégagés par une défense orange qui prend le temps de construire ses relances et surtout ce grand moment d’émotion où l’ailier gauche Capilégiférien échappe légèrement à Olivier C (impérial par ailleurs : c’est pas Rico qui va faire des râteaux à l’attaquant adverse J), dévisse son centre que les 22 acteurs et l’ensemble du public (dégarni comme mon front) voient se diriger en lob vers la cage clipsienne et tous de se mettre à prier…. Heureusement, à la surprise manifeste de tout ce petit peuple, King Kong veille et capte aisément la baballe.
Si la défense clipsienne est parfaitement à son affaire avec un Pierrot dont les cannes télescopiques et le jeu de tête lui permettent de donner l’exemple, le milieu et les attaquants ne laissent pas leur part aux caplégichiens et, d’action en action se rapprochent du but (il ne manque que la précision). Et la délivrance arrive : Jay-Jay le sauveur récurrent, beaucoup mieux en jambes qu’en première mi-temps profite d’une ouverture lumineuse (comme il les aime, dans la couse) de Manuel et s’en va battre de près le gardien ChériJérienpufair. Cette mi-temps se poursuit avec quelques actions Clipsiennes qui méritaient un meilleur sort et le coup de siflet final de l’arbitre international antifrontnational Joël renvoie les deux équipes au vestiaire avec quelques regrets de part et d’autre (mais notre part est plus grosse J) : Les Légeois-Ferret Capiens qui ont enfin retrouvé leur nom peuvent rentrer à la maison en s’estimant heureux car durant le match souvent ils n’ont plus su où ils habitaient…
Votre envoyé spécial a poursuivi les agapes chez Lulu, fort déçu toutefois de ne pas y rencontrer une meute de Cofinoguettes en goguette ni un régiment d’hôtesses de l’air prêtes à s’y envoyer… mais l’idée émise à cette occasion de la montée d’une équipe de Pom-poms girls mérite d’être creusée et inversement J